Hamid Khoshayand – Expert des affaires régionales
La récente visite du président turc dans trois pays arabes situés sur la côte du Golfe persique (le Koweït, le Qatar et Oman) a reçu une large couverture médiatique dans la presse turque et régionale ainsi que dans les cercles politiques. Les médias nationaux turcs ont accordé une attention particulière et détaillée aux visites d’Erdogan au Koweït, au Qatar et à Oman, tandis que les analystes turcs les ont évaluées comme des initiatives stratégiques visant à accroître l’influence régionale et à consolider les relations économiques d’Ankara avec ces pays. La visite d’Erdogan dans la région du Golfe persique peut être considérée comme significative à trois égards.
Le lien entre la trêve à Gaza et la diplomatie active d’Ankara
Cette visite s’est déroulée dans un contexte sensible, marqué par l’entrée en vigueur d’un accord de trêve à Gaza, dans lequel la Turquie figure parmi les pays clés de sa mise en œuvre. Étant donné le rôle joué par Ankara dans l’arrêt de la guerre à Gaza, le succès ou l’échec de cette trêve est devenu un facteur déterminant de la crédibilité et du prestige internationaux de la Turquie. Si le cessez-le-feu se maintient, ce succès sera perçu comme une victoire pour la diplomatie active d’Ankara aux niveaux régional et mondial. En revanche, son échec serait non seulement interprété comme un revers pour la politique étrangère turque, mais mettrait également sérieusement en question la position du pays en tant qu’acteur régional efficace.
À cet égard, l’un des principaux piliers de la stratégie turque visant à assurer le succès de la trêve consiste à attirer les investissements des pays arabes du Golfe persique pour la reconstruction de Gaza. Ankara espère qu’en transformant Gaza en un projet économique, elle pourra à la fois contribuer à la stabilisation de la trêve et consolider son rôle d’acteur clé dans les équilibres d’Asie occidentale.
La grande stratégie de la Turquie pour approfondir la coopération avec le Conseil de coopération du Golfe
Au-delà de la question de Gaza, la visite d’Erdogan au Koweït, au Qatar et à Oman doit être analysée dans le cadre de la grande stratégie d’Ankara visant à approfondir la coopération avec les pays du Golfe persique. La Turquie poursuit deux objectifs stratégiques : la conclusion d’un accord de libre-échange et l’institutionnalisation d’un dialogue stratégique avec ces États.
Il est rapporté que, lors des visites d’Erdogan au Koweït, au Qatar et à Oman, plus de 100 documents de coopération couvrant un large éventail de domaines ont été signés. Cela indique que les relations entre la Turquie et les pays du Golfe persique sont en train de passer d’un modèle traditionnel à une coopération stratégique approfondie. Autrefois, des pays comme les Émirats arabes unis et le Qatar soutenaient principalement la Turquie par une aide financière et des lignes de crédit ; aujourd’hui, cette coopération s’oriente vers des investissements productifs et à long terme.
Cette transformation montre que les riches pays du Golfe persique souhaitent coopérer non plus seulement comme sources de liquidités, mais en tant que partenaires égaux d’Ankara. La nouvelle orientation vers des projets conjoints dans des domaines tels que la création d’usines, le développement des infrastructures et la coopération dans les industries de défense avancées témoigne de ce changement d’attitude. Cette tendance renforce non seulement les liens économiques entre les deux parties, mais consolidera également les bases d’une coopération stratégique durable.
Les relations Turquie–Qatar : un modèle à étendre dans la région
Le renforcement des relations bilatérales avec les pays mentionnés ci-dessus, notamment le Koweït et Oman, constitue un autre facteur important dans l’évaluation de la visite d’Erdogan. Du point de vue d’Ankara, la coopération stratégique réussie entre la Turquie et le Qatar démontre que, lorsque la coopération dépasse les échanges ordinaires et repose sur des intérêts stratégiques partagés, elle peut atteindre un niveau de qualité sans précédent.
Dans ce cadre, la Turquie cherche à étendre le modèle des relations Ankara–Doha – qui inclut une coopération économique, sécuritaire et de défense approfondie – à d’autres pays arabes de la côte du Golfe persique, y compris le Koweït et Oman. L’examen de la composition de la délégation accompagnant Erdogan lors de sa visite dans ces trois pays arabes, et la présence notable de Haluk Görgün, président de l’Agence turque des industries de défense, lors des négociations bilatérales, montrent clairement que, pour Erdogan, la clé de la concrétisation de cette vision réside dans la consolidation de la coopération dans le domaine de la défense.
En conclusion, il convient de reconnaître que la récente visite du président turc au Koweït, au Qatar et à Oman, bien qu’entreprise avec des objectifs économiques et commerciaux prometteurs, comporte également des risques significatifs sous-jacents à ces relations. Les priorités d’investissement des pays arabes du Golfe en Turquie se concentrent principalement sur des secteurs clés tels que l’énergie, les industries de défense, la finance et les transports, où existent de réelles capacités de coopération bilatérale.
Cependant, les conditions économiques de la Turquie – confrontée à une forte inflation et à des fluctuations monétaires – constituent un facteur déterminant pour la réalisation de cette coopération. Conscients de ces faiblesses, les pays du Golfe pourraient, à l’avenir, utiliser leurs investissements comme levier pour faire avancer leurs objectifs politiques et économiques. Par conséquent, malgré les capacités existantes, une partie importante des résultats de cette coopération demeure incertaine et risquée en raison de l’instabilité structurelle de l’économie turque et des impératifs de la géopolitique régionale.
Ce texte a été traduit à l’aide de l’intelligence artificielle et pourrait contenir des erreurs. Si vous constatez une erreur manifeste rendant le texte incompréhensible, veuillez en informer la rédaction du site.


0 commentaires