Reza Majidzadeh – Expert en affaires du développement
La compétition spatiale n’est pas un sujet nouveau ; elle s’est également produite pendant la Guerre froide entre l’Union soviétique et les États-Unis. Comprendre les raisons de la compétition spatiale à cette époque est essentiel pour appréhender la nouvelle rivalité entre les États-Unis et la Chine. Cependant, d’autres dimensions doivent aussi être prises en considération pour saisir pleinement la logique de cette nouvelle compétition et ses futurs possibles.
La perspective américaine sur l’espace se reflète dans la position d’un ancien secrétaire adjoint à la Défense des États-Unis, qui déclarait : « De la même manière que les châteaux médiévaux étaient souvent construits sur des collines et que la supériorité aérienne fut cruciale pour la victoire des Alliés durant la Seconde Guerre mondiale, l’espace constitue également un domaine stratégique majeur dans la guerre moderne. »
Ce point de vue illustre également pourquoi l’espace revêtait une importance particulière durant la Guerre froide : pour les États-Unis, le leadership spatial est crucial pour la sécurité nationale, l’influence internationale, la croissance économique et la réponse aux enjeux environnementaux et climatiques.
Au cours des dernières décennies, l’espace est devenu une source de puissance douce et d’influence internationale. Les États-Unis exploitent la participation à des missions spatiales ainsi que les opportunités de partage des bénéfices liés aux capacités spatiales dans les domaines climatiques et autres.
L’économie spatiale mondiale est aujourd’hui évaluée à plusieurs centaines de milliards de dollars et devrait atteindre 1,8 billion de dollars d’ici 2035. Par conséquent, la concurrence croissante entre les pays du monde pour pénétrer ce marché et y obtenir une part significative a acquis une importance stratégique. De plus, la double finalité de nombreuses capacités spatiales, notamment dans le domaine de la supériorité militaire, signifie qu’un pays en position de leadership dans ce secteur peut obtenir d’importants avantages économiques.
Les États-Unis ont été le leader mondial dans l’espace pendant des décennies, mais cette position n’est pas garantie, car d’autres pays augmentent également leurs investissements spatiaux. Aujourd’hui, la Chine a pris la place de l’ancienne Union soviétique. Elle a récemment accompli avec succès son premier essai statique en allumant sept moteurs parallèles YF-100K sur le site de Wenchang, à Hainan. Une autre fusée de la même série, le Longue Marche-10a, partiellement réutilisable et à deux étages, est encore en développement, avec un premier vol prévu pour 2026, destiné à transporter équipages et cargaisons vers la station spatiale chinoise Tiangong.
Pékin a organisé ses plans pour envoyer des astronautes sur la Lune avant 2030, se plaçant ainsi en concurrence directe avec les États-Unis et le programme Artemis de la NASA, qui vise à ramener des astronautes américains sur la surface lunaire vers 2027.
D’autres pays sont également actifs dans l’économie spatiale ; toutefois, cette arène est devenue essentiellement bipolaire. Pour décrire cette compétition, on pourrait dire qu’étant donné que la NASA a désormais les yeux tournés vers les horizons plus rouges de Mars, les États-Unis disposent d’environ six décennies d’avance depuis le succès du programme Apollo.
Néanmoins, la préoccupation américaine face aux progrès rapides de la Chine dans d’autres domaines technologiques a poussé la NASA à restreindre l’accès de ses installations aux citoyens chinois. Les responsables de la NASA affirment que l’agence a pris des mesures internes à l’égard des citoyens chinois, notamment en limitant l’accès physique et cybernétique à ses installations, à ses documents et à son réseau, afin de garantir la sécurité de ses travaux.
Auparavant, les citoyens chinois étaient autorisés à travailler comme contractants ou étudiants chercheurs. Les États-Unis se trouvent désormais engagés dans une course à l’espace, et la Chine souhaite fouler la Lune avant l’Amérique.
La Chine cherche également à devenir le premier pays à rapporter un échantillon de la surface de Mars sur Terre grâce à une mission robotique dont le lancement est prévu pour 2028, avec un retour des roches martiennes d’ici 2031.
Ainsi, une compétition de plus en plus intense s’est formée dans le domaine spatial. Au-delà de ses implications en matière de rivalités commerciales et de néo-colonialisme terrestre, cette compétition englobe aussi la conquête de nouveaux territoires spatiaux et l’application de ces conquêtes à la recherche de la supériorité sur Terre, ainsi que les plans futurs de colonisation humaine d’autres planètes, qui ne feront que s’intensifier.
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