Seyed Reza Mirtaher – Expert en affaires internationales
Jusqu’à présent, la plupart des dirigeants européens soutenaient l’idée que les avoirs russes gelés dans les pays européens, estimés à plus de 300 milliards d’euros, devraient être utilisés et alloués pour aider l’Ukraine. Cependant, cette question a créé une nouvelle fracture au sein de l’Union européenne. En particulier, la Belgique, qui détient les plus importantes réserves monétaires russes gelées parmi les pays européens (environ 160 à 200 milliards d’euros), a exprimé son opposition à cette idée. Cette opposition est principalement due, premièrement, au fait qu’une telle action contredit les règlements bancaires et financiers internationaux. Si cette action était normalisée, tout pays revendiquerait le droit de saisir les actifs d’un tiers pays sur son territoire et de les utiliser à sa guise. En d’autres termes, une telle étape saperait complètement la confiance dans le système financier et monétaire international, et les pays ne pourraient plus se faire mutuellement confiance pour la garde des dépôts monétaires. La deuxième raison concerne l’inquiétude de la Belgique que la Russie puisse intenter des poursuites contre elle dans les forums et institutions internationales compétents, exigeant le retour de ses avoirs gelés. La troisième raison découle essentiellement de l’incertitude des Européens quant à l’issue finale de la guerre en Ukraine, particulièrement à la lumière du plan de paix en 25 points de Donald Trump pour l’Ukraine. Trump a menacé que si Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine, n’acceptait pas ce plan, qui se concentre sur le transfert d’entre 20 à 25 pour cent du territoire total de l’Ukraine à la Russie, l’aide américaine à l’Ukraine serait effectivement stoppée. Si cela se produit, même avec l’assistance européenne, l’Ukraine serait certainement incapable de continuer la guerre contre la Russie.
Il semble que ces facteurs combinés aient conduit les Européens à agir avec une plus grande prudence. Alors qu’auparavant ils étendaient continuellement les sanctions contre la Russie, aujourd’hui, face à l’opposition d’États membres de l’UE, notamment la Hongrie et la Slovaquie, le consensus au sein de l’Union européenne s’est érodé. Dans ce contexte, l’intensification des désaccords est inévitable compte tenu de la guerre en Ukraine en cours.
Parallèlement, l’Europe, reconnaissant que le président américain a en fait suspendu l’aide américaine à l’Ukraine et que les pays européens sont contraints de couvrir les coûts de l’équipement militaire fourni par les États-Unis, a partiellement ajusté sa politique à l’égard de l’Ukraine. L’Europe, en raison des menaces sécuritaires de la Russie, estime être obligée d’apporter tout le soutien possible à l’Ukraine afin qu’elle puisse résister à la Russie. Certains analystes occidentaux ont affirmé que la Russie a l’intention non seulement de capturer tout le territoire ukrainien, mais aussi d’étendre son influence en Europe de l’Est, qui était la sphère d’influence soviétique après la Seconde Guerre mondiale. En effet, du point de vue de Mme Maya Kallas, cheffe de la politique étrangère de l’Union européenne, cela constituerait une menace existentielle pour l’Europe de la part de la Russie. Par conséquent, les Européens considèrent la guerre en Ukraine comme une lutte à mort pour eux-mêmes et pensent qu’une victoire russe, même accompagnée de gains territoriaux, ouvrirait la voie à Moscou pour formuler de nouvelles revendications et entreprendre de nouvelles actions en Europe. Dans cette situation, selon les membres orientaux de l’OTAN et de l’UE, comme les trois républiques baltes, les menaces sécuritaires directes de la Russie seront dirigées vers ces pays. Ainsi, à ce moment critique, les Européens, face à l’opposition de la Belgique à l’utilisation des avoirs russes gelés pour aider l’Ukraine, ont été contraints d’envisager une alternative : emprunter sur les marchés financiers européens et fournir un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine. Celui-ci sera utilisé à la fois pour soutenir le gouvernement ukrainien et pour poursuivre le soutien militaire à l’armée ukrainienne.
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